0 Edito du Secrétaire Général

La montagne a accouchée (une nouvelle fois) d’une souris

Lors de notre dernier congrès du syndicat en Novembre 2017, j’étais intervenu sur la tribune signé par les syndicats patronaux avec l’objectif d’alerter le grand public sur la situation économique de notre secteur d’activité.

Ceux-ci dénonçaient des pratiques sauvages et illégales, conduisant à des couts anormalement bas de certaines sociétés, qu’il y avait un danger à poursuivre cette escalade  mettant en danger les entreprises.

Les deux syndicats patronaux (SNES et USP) étaient prêts à faire des avancées salariales significatives   lors des prochaines NAO de branche.

La CFDT avait dit banco, même si les promesses répétées depuis ces dernières années étaient restées lettre morte.

Le 16 Avril 2018, se tenait une première réunion mixte paritaire relative au NAO de branche.

Conformément à ces engagements, le syndicat USP avait fait une proposition de revalorisation de 10% sur une base d’un accord triennal.

Les syndicats SNES et GPMSE présents n’ont à aucun moment contredit cette proposition. L’USP confirmant que cet accord ne sera pas soumis à  obligation de signer un autre accord.

Pendant un cours instant, j’ai pensé à mes dépends, que ces syndicats étaient revenus à la raison depuis ces quatre dernières années.

Malheureusement, c’était trop beau pour être vrai, avec l’arrivée tardive du syndicat SESA

(Aéroportuaire) celui-ci contestant la proposition faite par l’USP, ce qui a généré une remise en question général de la proposition.

Les syndicats SNES et GPMSE se sont subitement ralliés au SESA. Voilà une fois de plus, le sérieux et la responsabilité montré une nouvelles fois par ces syndicats patronaux.

Voici donc les nouvelles propositions faites par toutes les parties patronales lors de la dernière réunion.

Faut-il en rire ou en pleurer, mon cœur balance.

1,2 % sur l’ensemble de la grille conventionnelle avec le coefficient 120 qui passerait de 1482,51  euros à 1500,31 euros (pour info le SMIC est à 1498,50 euros) soit une augmentation de 1, 81 euros.

Une indemnité d’entretien des tenues à 7 euros sur 11 mois avec une proratisation en cas d’absence.

Passage au bout de six mois du coefficient 120 au 130 (parce qu’il y a encore des entreprises qui payent au 120 ? les boites voyous se reconnaitront.

Et cerise sur le gâteau, la spécialité de ces syndicats : le chantage.

Ils proposent une revalorisation de 3% pour 2020 si nous signons la négociation sur la rénovation des métiers repères.

Que faut-il entendre par rénovation ? C’est simple, signer un accord qui permettrait de pouvoir à leur bon vouloir, imposer à un salarié d’être du jour au lendemain agent de sécurité et/ou agent de sécurité incendie.

La position du SFPS est simple : on ne signe rien, aucun cadeau, aucun chantage et nous prendrons nos responsabilités.

Comme l’a rappelé Omar Kerriou (secrétaire fédéral) concernant l’attitude des syndicats patronaux ou il est urgent de ne rien faire…. Et bien adoptons cette position nous concernant.

ABJEAN Philippe (Secrétaire Général)

 

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